08/23/2026
Après autant de temps, c’est dur de tremper sa plume dans l’encrier mais j’estime que l’effort est justifié pour vous parler de ma vivace pref: la rhubarbe.
Il est facile de la prendre pour acquise, ou de la claquemurer dans un rôle de soutien, une fois par année, dans un renversé à la rhubarbe et un peu de crème à glace à la vanille (un usage fort honorable cela dit). Mais il fut un temps où la rhubarbe était THE s**t.
Car il faut savoir que lorsque Marco Polo se claquait des allers-retours Chine-Europe, c’était pour ramener de la soie, des rubis p*s de la rhubarbe. Qu’il existe une région en Angleterre, le Rhubarb Triangle, qui est renommée mondialement pour sa rhubarbe “forcée” qui est d’appellation controlée (!). On y cueille à la chandelle de la rhubarbe qui pousse dans des sheds où il fait complètement noir afin d’accélérer sa croissance.
Utilisée uniquement pour ses (supposées) propriétés médicinales pendant 2 millénaires, la rhubarbe a un jump de popularité lorsque le sucre raffiné est commercialisé, un regain populaire qui n’est pas sans rappeler Claude Dubois qui sort un album de covers en duo au mitan de sa carrière.
Ce légume est d’ailleurs souvent considéré comme un fruit tellement on l’associe désormais au dessert. Mais si vous arrivez à en trouver pour une dernière fois cet été, faites-le plutôt mariner. Réduisez-le en sauce acidulée. Intégrez-la en brunoise dans un pico de gallo. Ou faites du sorbet fraise-rhubarbe, c’correct si vous feelez duo qui fait un cover.
L’important c’est d’en profiter avant qu’elle ne disparaisse jusqu’à 2027!