24/10/2026
Ce carton transportait des profilés aluminium. Et un petit mot que je n’ai jamais oublié.
En 2018, après onze années dans une entreprise, j’en rejoins une autre, dans le même métier, à 84 kilomètres de là.
Quelques mois après mon arrivée, on m’appelle à l’atelier :
« Jean-Marc, viens voir ce qu’il y a sur la livraison… »
Sur l’emballage, écrit à la main : « Salut JML ».
Un message des gars de mon ancien atelier. ❤️
Lors d’une livraison chez eux, ils avaient repéré que des profilés poursuivaient leur route jusqu’à ma nouvelle entreprise. Alors ils avaient profité du voyage pour me faire passer un petit bonjour.
Leur messager ? Un camion de livraison.
Leur papier à lettres ? Un emballage.
Et huit ans plus t**d, j’ai encore cette photo.
Ce qui m’a touché, c’est que cette attention venait de la fabrication.
Pendant toutes ces années, avec mes responsabilités commerciales, j’avais toujours gardé ce lien avec l’atelier. J’y passais régulièrement. J’y emmenais les clients pour leur montrer les personnes et le savoir-faire derrière leur future véranda, leurs fenêtres, leur projet.
Parce qu’un fabricant local, ce sont aussi des visages, des mains, de la précision et de la fierté dans le travail.
Ce petit mot, je l’ai reçu comme une façon de me dire : « Tu es parti, mais on ne t’a pas oublié. »
On peut signer de belles commandes. Sans les équipes qui fabriquent et qui posent, nos promesses ne deviennent jamais réalité.
Un lien humain, c’est comme un feu : sans attention, sans présence, il finit par s’éteindre.
Alors je continue à pousser la porte de l’atelier, à échanger avec les équipes de pose, à écouter leurs difficultés et à montrer leur travail aux clients.
Ce carton me rappelle pourquoi cela compte autant pour moi.
Et vous, quel petit geste au travail vous a laissé un souvenir immense ?