29/04/2026
Nos projets d’architecture prennent vie sans que l’on sache toujours ni comment, ni pourquoi. Parfois, ils donnent l’impression d’avoir toujours existé, comme si nous n’étions que les vecteurs qui les transportent d’un espace-temps à un autre. Il m’arrive de me sentir simple outil d’écriture — une plume, un crayon — au service d’une pensée qui me dépasse.
Car les projets, comme toute chose dans la vie, semblent répondre à une volonté plus large : celle d’une époque, d’un système, d’une commande… ou peut-être, plus profondément, à une volonté divine.
C est Alors que s’invite une image de paradis, blanc,... “paradis blanc”, comme dans Le Paradis blanc de Michel Berger — un lieu que l’on cherche plus qu’on ne le définit, un espace de paix, épuré, presque hors du monde.
Dans cette recherche, le spirituel et le matériel ne s’opposent plus : ils se rencontrent, se mêlent, jusqu’à ne faire qu’un. L’architecture devient à la fois lieu de vie et lieu de mémoire, espace tangible et expérience intérieure.
Et puisqu’il faut choisir, alors que le bâtiment tende vers ce paradis blanc — non comme une promesse naïve, mais comme une direction.
La lumière, toujours, vient d’en haut. Elle traverse, révèle, habite. Elle établit une connexion silencieuse mais omniprésente, permettant de ressentir une présence presque sacrée, nichée au cœur même des espaces, dans les entrailles de chaque bâtiment.
on y entend un écho intime, presque murmuré :
"Comme dans mes rêves d’enfant,
je m’en irai courir dans le paradis blanc."